Bangui 4 septembre 2025–Investir en Centrafrique : À l’occasion du 80ᵉ anniversaire de la fondation de l’Organisation des Nations Unies (ONU), la Chine a présenté un document conceptuel sur l’Initiative pour la gouvernance mondiale, visant à réformer et renforcer le système international face aux défis contemporains.
Depuis sa création en 1945, l’ONU a contribué à préserver la paix et à favoriser le développement. Mais selon Pékin, les institutions internationales actuelles souffrent de trois faiblesses, dont une sous-représentation du Sud global, qui réclame une voix plus forte dans les instances de décision ; une érosion de l’autorité du droit international, fragilisé par des sanctions unilatérales et des remises en cause de résolutions du Conseil de sécurité ; un manque d’efficacité dans la réponse aux défis globaux tels que le changement climatique, l’intelligence artificielle, le cyberespace ou encore l’espace extra-atmosphérique.
Cinq piliers pour une gouvernance mondiale réformée
L’initiative chinoise repose sur cinq concepts clés, notamment l’égalité souveraine entre tous les États, grands ou petits, la primauté du droit international, avec un rejet du « deux poids, deux mesures », le multilatéralisme renforcé, l’ONU demeurant la plateforme centrale, la primauté du peuple, pour placer les besoins des populations au cœur des décisions, les actions concrètes, afin de résoudre les problèmes réels, de l’urgence climatique au fossé numérique.
Cette nouvelle démarche complète trois initiatives déjà lancées par la Chine. Il s’agit de l’Initiative pour le développement mondial, l’Initiative pour la sécurité mondiale, l’Initiative pour la civilisation mondiale.
Ensemble, elles visent à promouvoir un ordre international plus équitable, basé sur des consultations inclusives, des contributions partagées et des bénéfices communs. La Chine affirme vouloir s’appuyer sur l’ONU, les organisations multilatérales et les institutions régionales pour renforcer la coopération internationale.
Les priorités concernent notamment la réforme de l’architecture financière mondiale, la régulation de l’IA et du cyberespace, la lutte contre le réchauffement climatique, ainsi que la mise en œuvre du Pacte pour l’avenir adopté par l’ONU.
«L’humanité est devenue une communauté interdépendante. Renforcer la gouvernance mondiale est le seul choix pour bâtir un avenir de paix, de sécurité et de prospérité partagée », souligne le document conceptuel.

