Bangui 18 août 2025–Investir en Centrafrique: Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a dénoncé, dans une déclaration rendue publique ce lundi, le chronogramme électoral fixé par l’Autorité nationale des élections (A.N.E), qu’il qualifie d’« illégal et anticonstitutionnel ».
Selon cette plateforme de l’opposition, le calendrier adopté ne respecte pas plusieurs dispositions de la Constitution du 30 août 2023, notamment celles relatives aux délais de convocation du scrutin, à la proclamation des résultats et à l’investiture du Président élu.
Le BRDC rappelle que l’article 68 prévoit la tenue de l’élection présidentielle entre 45 et 90 jours avant la fin du mandat en cours, tandis que l’article 71 impose une proclamation des résultats définitifs dans un délai de 15 jours et une investiture au plus tard 45 jours après le règlement du contentieux électoral.
Or, le calendrier de l’A.N.E. fixe le second tour au 23 février 2026 et l’investiture du nouveau Président au 30 mars 2026, soit au-delà de l’échéance légale du mandat actuel.
« Le mandat présidentiel sera alors dépassé, ce qui constitue une violation flagrante de la Constitution », a affirmé le coordonnateur du BRDC, Me Crépin Mboli-Goumba.
Face à cette situation, le BRDC annonce une double stratégie. Sur le plan international, il compte saisir la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ainsi que les partenaires internationaux.
Sur le plan national, il prévoit d’organiser dès octobre 2025 une série de marches et de meetings pour dénoncer le processus électoral.
Cette sortie du BRDC illustre la persistance des tensions autour du processus électoral en République centrafricaine, à moins de cinq mois des premières échéances fixées par l’A.N.E.



